Le parc Astérix est, avec Mirapolis, Zygofolis et Big Bang Schtroumpf, l'un des grands projets de parcs de loisirs français de la fin des années 1980. Dès 1981, Albert Uderzo, après avoir visité Disneyland en Californie imagine un parc d'attractions sur le thème d'Astérix. Cependant, la conjoncture économique à la suite de l'élection présidentielle de François Mitterrand retarde le projet En 1984, les études de marché, de faisabilité et de financement sont rendues possibles grâce à la rencontre d'Albert Uderzo, de Patrice Tournier, spécialiste de concepts de projets immobiliers et d'Éric Licoys, banquier d’affaires qui dirigera le groupe Moniteur et siégera au conseil d’administration de Rentabiliweb La société Parc Astérix SA au capital de 250 millions de francs français est fondée en 1985. À la tête du projet, le groupe financier britannique Barclays réunit vingt autres investisseurs, dont la région Picardie via la société de capital risque Picardie Investissement et le groupe Havas Six groupes détiennent 70 % du capital de la société : Barclays, Dumez, le groupe Accor, la Compagnie générale des eaux, la GMF et l'Union des assurances de Paris
Le site est majoritairement façonné par deux architectes, Michel Kalt et Jean-Michel Ruols. Le premier est concepteur de villes nouvelles françaises et le deuxième est, avec son collègue François Robert, l'initiateur des parcs aquatiques en France Trois ans durant, Uderzo s'entoure de ses amis Pierre Tchernia, Roger Carel, Gérard Hernandez, Marcel Gotlib et Fred pour réfléchir à la conception du parc Ils collaboraient tous déjà aux créations du duo Goscinny-Uderzo tels le magazine Pilote ou les studios Idéfix Ils sont épaulés par Ira West, concepteur américain spécialisé dans les parcs à thèmes Raoul Franco — venant des domaines de la publicité et des effets spéciaux — participe aussi à l'élaboration du projet. L'investissement représente 850 millions de francs français (130 millions €) pour un millier d'emplois créés L'édification d'un parc à thèmes se compose généralement de coûts « durs » et de coûts « doux » Les exemples américains dont s'inspirent les concepteurs ont 70 % de coûts « durs » pour 30 % de coûts « doux ». Au parc Astérix, les modifications de conception et d'autres facteurs conduisent à des coûts « doux » équivalant à environ 40 % de l'investissement total Il est premièrement envisagé que Melun-Sénart soit le lieu d'implantation du parc à thèmes avant que Plailly ne soit désigné L'été 1987 marque le début du chantier Il se situe à Plailly, à environ trente kilomètres au nord de Paris L'emplacement de 155 hectares est choisi, entre autres, en raison de son réseau de communications L'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle n'est qu'à dix kilomètres, un échangeur privé relie le site de loisirs à l'autoroute A1 et un service de navettes fait la jonction avec la ligne 7 du métro de Paris Le 20 février 1989, la statue d'Astérix — grande de sept mètres pour une masse de quatre tonnes — est posée sur une structure rocheuse à trente mètres du sol Le parc est calibré pour accueillir 15 000 personnes quotidiennement Deux millions de visiteurs sont attendus en 1989